Lancée en 1973, la Passat a ouvert un nouveau marché à Volkswagen, celui des grandes berlines statutaires. Nous nous sommes glissés dans la peau d’un automobiliste de l’époque pour comprendre la révolution qu’elle a engendré.
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Cette fois, c’est décidé : Jan va changer de voiture. Sa Volkswagen 1300, il l’a acheté il y a 5 ans. Fidèle au poste tous les jours, elle l’a également emmené avec toute la famille plusieurs fois en vacances, en Suisse notamment. Mais voilà , les enfants ont grandi et la Coccinelle manque cruellement d’espace, aussi bien à l’arrière que dans le coffre. Il y a peu, Jan a regardé attentivement le catalogue Volkswagen, mais la Type 4, un modèle un peu vieillissant, ne lui a plu. Par contre, son attention a été attirée par la nouvelle Passat, présentée dans le courant de cette année 1973. Dessinée par Giugiaro, cette 4 portes bicorps arbore une ligne inédite et inspirée. Sur papier, elle lui plait déjà mais il n’y a rien de tel que d’aller la voir en vrai, dans un showroom. Quelques jours plus tard, il se rend chez son concessionnaire, afin de la découvrir lors de portes ouvertes organisées en grande pompe.
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Nouvelle ère
Parmi les voitures présentées dans la salle d’exposition, une Passat attire tout de suite son attention : sa robe dorée sublime sa carrosserie particulièrement moderne. Longue de 4,19 m et large d’1,60 m, elle est une grande voiture qui ne fait pas sa taille. Pratique avec ses quatre portes, elle dispose également d’un coffre très profond dans lequel il est possible de déposer beaucoup de choses. Ce qui plait le plus à Jan, c’est l’intérieur cossu avec des sièges recouverts d’un épais tissu couleur sable, le tableau de bord imitation bois et la grande superficie vitrée qui inonde l’habitacle de lumière. Il suffit de prendre place à bord pour se rendre compte que la Passat marque une nouvelle ère pour Volkswagen. Fini les intérieurs étriqués de modèles refroidis par air, la nouvelle venue est spacieuse, que l’on soit assis à l’avant ou à l’arrière. Le confort est également incomparable, avec des sièges dans lequel on se sent bien directement, des espaces de rangement disséminés partout et des commandes qui tombent aisément sous la main. Fini les basculeurs ou les boutons poussoirs au maniement viril : dans le Passat, il suffit d’une simple pression d’un doigt pour allumer les phares ou le dégivrage. Situées sur le tableau de bord, les commandes de chauffage sont pratiques, et la température à bord est bien plus facilement réglable que dans la Coccinelle.

Automatique
La Passat dont Jan est tombé amoureux est un modèle haut de gamme, une LS équipée d’une boîte automatique à 4 rapports. Son moteur 1,6 litres développe 78 ch, de quoi pouvoir dépasser les autres voitures plus lente et gênantes dans les côtes. Cet attrait que la berline Volkswagen a pour Jan, le vendeur du garage Volkswagen l’a bien compris. En quelques minutes, il sort la jolie Passat de la salle où elle est exposée pour aller faire un essai sur la route. Excité comme un enfant qui va rencontrer Saint-Nicolas, Jan prend place derrière le volant. Grâce à sa grande surface vitrée, la VW offre une excellente visibilité périphérique, quelque chose qui manque cruellement dans sa Coccinelle. Par rapport à cette dernière, c’est également le jour et la nuit en ce qui concerne le silence de fonctionnement : le moteur refroidi par eau est bien plus discret et les vibrations sont presque inexistantes. C’est bien simple, Jan a l’impression de se déplacer sur un nuage tant le confort est poussé. Cette impression est renforcée par la boîte automatique qui permet une conduite plus décontractée.

Autoroutière
Basée sur la plateforme de l’Audi 80, la Passat offre une modernité appréciable en cette année 1973 qui connait également une grave crise pétrolière. Grâce à son moteur bien plus frugal que les blocs refroidis par air qui équipaient autrefois les Volkswagen, la nouvelle venue a tout pour plaire. D’autant que ses performances sont de bon niveau, et que sa direction légère, bien que non assistée, facilite les manœuvres de parking. Enfin, cerise sur le gâteau, les freins se montrent puissants, ce qui est rassurant. Taillée pour faire de la route sans broncher, la Passat est une bonne autoroutière. A une époque où le réseau de routes rapides est en train de se développer, ce nouveau modèle a de l’avenir, Jan en est certain ! Sa décision est prise, il va signer un bon de commande en rentrant au garage…

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