Sim Racing : quel matériel utiliser ?

Publié le 24 avril 2020

Avec le confinement généralisé face à la pandémie de coronavirus et la mise en pause des compétitions réelles, la course automobile virtuelle n’a jamais été autant mise sous le feu des projecteurs. La plupart des championnats se retrouvent en effet dans des compétitions en ligne et nombre de passionnés profitent du confinement pour (re)découvrir la joie des jeux vidéo. Pourquoi dès lors ne pas en profiter pour piloter vous-même une Volkswagen, même si c’est de façon virtuelle ? 

On peut vivre le Sim Racing de bien des façons selon le budget et le temps que l’on peut y consacrer. Entre le simple amateur jouant de temps à autre sur une console et celui qui veut s’investir dans la simulation à l’image d’un pilote professionnel, la différence est évidemment notable. 

Dans tous les cas, il vous faudra un minimum de matériel. Voici un petit tour d’horizon de ce qui existe et quelques conseils si vous êtes nouveau dans le domaine. 

PC ou console ? 

Pour débuter avec des budgets limités, les consoles (Playstation 4 ou Xbox One) restent une vraie porte d’entrée plus accessible. Surtout que, en plus des titres plus typés « arcade » que l’on retrouvait sur les consoles auparavant, quelques jeux davantage tournés vers la simulation ont fait leur apparition dans les catalogues digitaux. On vous en parle dans notre article présentant les différents jeux possibles ! 

Si votre souhait est de vous impliquer davantage, les vrais fans de Sim Racing vous diront que le PC est incontournable pour tous ceux qui recherchent la simulation la plus poussée. Plus puissant et plus flexible, le PC permet aussi de partager les « mods » (soit des voitures ou des parcours créés directement par la communauté, et non par les développeurs du jeu). 

Si vous êtes passionné et autodidacte, vous pourriez même devenir un « modder » et décorer vous-même vos voitures, créer de nouveaux bolides ou dessiner des circuits ou des spéciales de rallye. C’est par exemple grâce à un « modder » que la VW Fun Cup est présente dans le jeu Assetto Corsa sur PC, mais pas sur les consoles qui ne permettent de jouer qu’avec la version de base. 

Le PC offre aussi plus de choix dans les jeux proposés. Par exemple, iRacing et rFactor ne sont disponibles que sur ce support. Mais le PC a évidemment un désavantage : son prix. Pour une machine suffisamment puissante et dotée de la carte graphique adéquate, il faut compter plus de 1.000 euros. 

Volant, pédalier et châssis éventuel

Il est toujours possible de jouer avec une manette, principalement sur une console. Mais cela n’a pas la même saveur… Les éléments quasi indispensables pour profiter vraiment d’un jeu de simulation sont donc le volant et le pédalier. 

Un volant avec un retour de force vous permet de « ressentir » les réactions de la voiture et un pédalier de qualité (avec une pédale de frein plus dure) vous permettra de mieux doser vos accélérations et vos freinages. Contrairement à la réalité, vous ne ressentez pas une voiture virtuelle avec votre corps, mais seulement à travers les informations qui vous sont transmises par le volant. Cet élément est donc essentiel, aussi bien pour le plaisir que pour la performance. 

En plus des palettes de changement de vitesse que l’on retrouve derrière tous les volants, certains d’entre eux permettent d’ajouter un levier de boîte de vitesses, de type séquentiel ou en « H ». Pour une immersion plus réelle encore, vous pourrez même utiliser l’embrayage (si vous avez 3 pédales). 

Évitez les premiers prix peu solides, mais entre 150 et 400 euros vous pouvez déjà trouver quelque chose de très correct. Et si vous voulez investir davantage, il existe des volants offrant un ressenti toujours plus proche de la réalité, mais qui coûtent aussi nettement plus cher.

S’il n’est pas trop puissant, votre volant peut être simplement fixé à une table ou à un bureau et vous pouvez vous asseoir sur une chaise traditionnelle. Si vous avez les moyens, l’achat d’un châssis avec siège baquet augmente toutefois le confort et le plaisir. Évitez les sièges avec une barre centrale entre les jambes : elle devient en effet très gênante à la longue et elle pourrait vous empêcher de jouer avec les trois pédales. L’idéal est que vos jambes soient libres de leurs mouvements. Renseignez-vous, mais vous verrez qu’en terme de « châssis », comme on les appelle, il y en a pour tous les prix. Parmi les éléments essentiels : la rigidité de l’ensemble, le confort et la possibilité d’ajouter des accessoires (comme un support pour un levier de boîtes de vitesses ou de frein à main, par exemple).

Un ou trois écran(s) ?

Choisissez un écran avec un taux de rafraîchissement très rapide (idéalement 100 Hz) pour ne pas avoir de temps de latence entre vos mouvements et leur retranscription à l’image. L’idéal est toutefois d’avoir 3 écrans qui vous entourent : vous avez ainsi une vision presque périphérique et vous pouvez tourner la tête pour voir un adversaire sur les côtés ou, tout simplement, la sortie d’un virage. 

Qu’est-ce que ça coûte ? 

Concrètement, si vous n’êtes pas trop gourmand, vous pouvez avoir un simulateur à moins de 1.000 euros avec une console de jeu, un ensemble volant-pédales, un écran et un châssis. Mais, évidemment, il y a moyen de faire beaucoup mieux en utilisant un PC de "gaming", sur lequel vous pourrez greffer divers éléments : un volant bien plus puissant dans son retour de force, un pédalier « Pedalbox » avec un vrai système hydraulique, un levier de changement de vitesse, un frein à main hydraulique, un châssis monté sur vérins, trois écrans pour agrandir le champ de vision et augmenter l’immersion… Évidemment, les budgets ne sont plus les mêmes et cela peut rapidement vous faire dépasser les 5.000 euros (pour un simulateur sans vérins) et même les 12.000 euros pour un simulateur dynamique retranscrivant les mouvements de la voiture via les vérins. Dans tous les cas, prenez le temps de vous renseigner : dans ce domaine comme dans l’automobile, le choix est varié et les progrès sont incessants !

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