Il y a des gens pour qui l’expression « naĂ®tre avec un moteur dans le ventre » prend tout son sens. Axel Soyez est de ceux-lĂ Â ! Chez lui, cela a mĂŞme deux significations: une passion dĂ©vorante pour les sports mĂ©caniques et une dĂ©termination sans faille qui l’a conduit vers une brillante carrière professionnelle. Ă€ 49 ans, ce chef d’entreprise – par ailleurs grand fan de VW Fun Cup – a profitĂ© de la crise sanitaire actuelle pour se lancer un nouveau dĂ©fi?: participer à des compĂ©titions virtuelles avec la plus fun des Coccinelles de course ! Â
« Je suis nĂ© au pied du cĂ©lèbre terrain de Moto-Cross de Nismes, hĂ´te de plusieurs Ă©preuves de Championnat du Monde et mĂŞme du Moto-Cross des Nations en 1997», explique Axel. « C’est peut-ĂŞtre ce qui explique pourquoi j’ai toujours Ă©té mordu par tout ce qui a un moteur, au dĂ©part sur deux roues. J’ai fait du Trial, du Supermoto et de l’Enduro… Il y avait dans mon coin les cĂ©lèbres 12 Heures de la Chinelle, une Ă©preuve d’Enduro qui Ă©tait organisĂ©e par JoĂ«l Robert et qui Ă©tait pour moi incontournable. Depuis que je suis gamin, j’ai toujours eu besoin de cette adrĂ©naline de la course, de cette compĂ©tition envers les autres, mais surtout envers moi-mĂŞme. »Â
Après des Ă©tudes d’ingĂ©nieur commercial, Axel a donc voulu orienter sa carrière vers le monde de la moto. « J’ai Ă©crit aux importateurs des grandes marques, dont Yamaha», raconte-t-il. « Ils n’avaient pas de place pour moi chez Yamaha, mais D’Ieteren m’a proposĂ© un poste chez D’Ieteren Lease. J’ai finalement travaillĂ© pendant 16 ans pour l’entreprise. »Â
Parmi ses fonctions, Axel a notamment Ă©tĂ© le responsable Marketing de Volkswagen Belgique pendant plusieurs annĂ©es. « C’est comme ça que je suis entrĂ© vĂ©ritablement en lien avec la VW Fun Cup », poursuit-il. « Bien au-delĂ de mon amour pour les sports mĂ©caniques, j’ai toujours trouvĂ© que c’était un outil de marketing formidable ! Je me souviens très bien de 2008, lorsque nous avons fĂŞtĂ© les 60 ans d’importation de Volkswagen par D’Ieteren. Avec le promoteur de l’époque, nous avions montĂ© une très grosse opĂ©ration autour des 25 Heures VW Fun Cup. Nous avions prĂ©vu de chouettes activitĂ©s pour toute la famille et quelques chouettes concerts. Pendant plusieurs semaines, nous avions distribuĂ©s des dizaines de milliers d’invitations. La mĂ©tĂ©o nous avait donnĂ© un petit coup de pouce avec un grand soleil et, au final, ce fut une totale rĂ©ussite: il y a eu plus de 160 voitures au dĂ©part et environ 60.000 spectateurs sur le Circuit de Spa-Francorchamps?cette annĂ©e-lĂ Â ! »Â
Pilote de VW Fun Cup en vrai…Â
En parallèle, Axel se retrouve de plus en plus souvent derrière le volant d’une VW Fun Cup. Et lorsque sa carrière professionnelle prend un nouveau virage, il garde plus qu’un pied dans le milieu. « Avec quatre associĂ©s, je gère la sociĂ©tĂ© Desimone, qui fabrique des machines industrielles robotisĂ©es », prĂ©cise celui qui vit dĂ©sormais Ă Â Limal, dans le Brabant Wallon. « C’est une PME de 45 personnes et je dois dire que mes journĂ©es sont bien remplies. Mais je parviens toujours Ă garder un peu de temps pour disputer quelques courses de VW Fun Cup par an, chaque fois avec la formation M3M dirigĂ©e par Jean-Luc Dubois. »Â
Ce n’est Ă©videmment pas un dĂ©tail. Car lorsque la pandĂ©mie de Coronavirus est arrivĂ©e au printemps 2020, ce mĂŞme Jean-Luc Dubois a Ă©tĂ© parmi les forces motrices pour promouvoir… la VW Fun Cup virtuelle. « Au mois d’avril, Jean-Luc a en effet beaucoup insistĂ© pour que je m’essaie Ă ce que l’on appelle la e-VW Fun Cup », s’amuse l’homme de 49 ans. « J’avais dĂ©jĂ Â testĂ© toutes les VW Fun Cup: l’Evo1, l’Evo2 et l’Evo3, tant en Monoplace qu’en Biplace. Alors, pourquoi pas la version virtuelle ? »Â
Mais se lancer dans l’aventure sans prĂ©paration n’est pas si simple, et les dĂ©buts sont pour le moins folkloriques. « J’ai achetĂ© le jeu Assetto Corsa la veille de la première course, j’ai installĂ© la VW Fun Cup virtuelle et je m’étais mis en tĂŞte de jouer avec le clavier et la souris », poursuit Axel avec un large sourire. « J’ai vite compris que j’allais ĂŞtre ridicule dans ces conditions et j’ai dĂ©clarĂ© forfait. Mais j’ai regardĂ© la course et je dois dire que j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surpris. Pour le deuxième rendez-vous, je me suis donc achetĂ© un peu de matĂ©riel: un PC plus adaptĂ©, un siège et un volant de base, en l’occurrence un Logitech G29. Et j’ai mordu totalement Ă l’hameçon ! À tel point que je viens d’investir dans un châssis beaucoup plus rigide et un volant nettement plus performant. »Â
…et en virtuel ! Â
Dans une vie professionnelle bien chargĂ©e, Axel sait que son temps est comptĂ©. Il a donc choisi de ne pas se disperser dans les nombreux mĂ©andres du Sim Racing. « Je me concentre exclusivement sur la VW Fun Cup. C’est la voiture de course que je conduis en vrai et je dois dire que je retrouve exactement son comportement dans le jeu. Et quand on se livre de belles bagarres en piste, c’est vraiment très amusant. En virtuel comme dans la rĂ©alitĂ©, la VW Fun Cup garantit un immense plaisir. »Â
MĂŞme s’il s’est promis de disputer prochainement l’une des courses organisĂ©es par Kronos Events, le promoteur de la VW e-Fun Cup « belge », Axel a participĂ© jusqu’ici Ă la compĂ©tition « anglaise » avec un modèle de VW Fun Cup virtuelle ayant Ă©tĂ© dĂ©veloppé par le promoteur britannique Riley Phillips. « Je suis Ă©tonnĂ© de voir Ă quel point la voiture a Ă©voluĂ© en quelques mois », poursuit Axel. « Il y a eu beaucoup de travail pour la rendre aussi rĂ©aliste que possible et il faut aussi souligner ce qu’ont fait Riley et Maxime LiĂ©nard. IngĂ©nieur de l’équipe M3M dans la vraie vie, Maxime est passionnĂ© par le Sim Racing et il s’est investi pour faire Ă©voluer le comportement de la voiture afin que celle-ci rĂ©ponde comme dans la vraie vie. Et, d’un point de vue personnel, je trouve que c’est pleinement rĂ©ussi ! »Â
Un bon entrainementÂ
Si le Sim Racing ne remplacera jamais le rĂ©el, il constitue nĂ©anmoins un entrainement indiscutable. « En 2020, j’ai disputĂ© ma première course de VW Fun Cup sur le Circuit Bugatti, au Mans, toujours avec M3M », poursuit notre interlocuteur. « J’ai prĂ©parĂ© cette épreuve sur mon simulateur et j’ai Ă©tĂ© bluffĂ© par la vitesse Ă laquelle je me suis ensuite adaptĂ© au circuit dans la rĂ©alitĂ©. Après 5 tours, j’étais dĂ©jĂ Ă moins d’une seconde de ce qui allait ĂŞtre mon meilleur chrono du week-end. J’avais le sentiment d’être arrivĂ© sur cette course en Ă©tant bien prĂ©parĂ©. J’étais dĂ©jĂ très enthousiaste pour le Sim Racing avant, mais lĂ , ça a fini de me convaincre ! »Â
Dans les annĂ©es qui viennent, la VW Fun Cup virtuelle devrait donc rester un des hobbies prĂ©fĂ©rĂ© d’un homme aux multiples facettes, Axel ayant aussi son brevet de pilote d’avion. « J’aime le goĂ»t de la compĂ©tition et l’intensitĂ© d’une bagarre Ă la seconde », poursuit-il. « Et ça, je l’ai retrouvĂ© avec la VW Fun Cup virtuelle en ayant lĂ aussi l’envie de faire mieux que mes petits camarades de jeu. Évidemment, ça ne remplacera pas les sensations que le corps peut ressentir dans une vraie voiture de course, mais ça peut ĂŞtre un bon complĂ©ment pendant la saison creuse et un bon entrainement. Et puis, comme nous sommes plusieurs potes au sein de M3M et que nous sommes tous sur un salon vocal sur Discord, il y a une super ambiance qui fait aussi de ces courses des moments d’échanges sociaux privilĂ©giĂ©s. Nerveusement, ces courses sont Ă©puisantes car il faut beaucoup de concentration. Il faut s’impliquer totalement et ça vide bien la tĂŞte avant de reprendre le boulot le lendemain. Bref, je retrouve en virtuel de nombreux ingrĂ©dients qui ont fait le succès de la VW Fun Cup ! »Â