Un meeting Classic avec un Camper électrique

Publié le 01 janvier 2020

Classics, Campers et… mobilité électrique ! Le voyage d’un groupe de passionnés vers le meeting Volkswagen de Château-d’Oex, en Suisse, a réuni tout ce qui fait la particularité du Belgian VW Club.

On peut regarder vers l’avenir sans oublier le passé. C’est en somme le message que fait passer Philippe. Ce père de famille habitant à Floriffoux, dans la région namuroise, est à la fois un passionné de Volkswagen Classics et de la mobilité électrique.

« Assez bizarrement, je ne suis pas sûr de pouvoir me décrire comme un passionné d’automobile, que je vois avant tout comme un outil », sourit Philippe. « Par contre, je suis un passionné du Volkswagen Transporter de manière générale. J’avais 10 ans, au début des années ’80, quand mes parents ont acheté un VW Transporter T3 Joker, soit l’ancêtre du California actuel. Depuis, j’ai gardé une affection particulière pour le T3, plus encore que pour le T1 ou le T2, qui sont pourtant plus cotés auprès de certains puristes. Après ce T3, mes parents ont eu un T4, puis un T5. »

Cette passion, Philippe la vit notamment en possédant lui-même deux T3. « J’ai un double cabine de 1988 qui appartenait à l’armée allemande et un modèle extrêmement rare : un combi de la Police locale avec tout son équipement et les aménagements qui avaient été effectués à l’époque. Il n’y en a même pas cinq en Belgique ! Au quotidien, je roule toutefois avec une Volkswagen ID. 3 et je suis sincèrement un fan de la mobilité électrique. »

Fin août, Philippe a rejoint une bande d’ami pour participer au meeting Volkswagen de Château-d’Oex, en Suisse, l’une des références européennes dans son genre. Pour y aller, ils ont pris place à cinq dans un ID. Buzz Ququq (c’est-à-dire doté du kit camping). Bref, une manière ludique d’expérimenter la mobilité électrique sur un long trajet, de profiter de la Vanlife et de visiter une exposition Classics de très grande qualité. Voici en trois points ce que Philippe et ses amis ont retenu de leur voyage en Suisse !

Meeting de Château-d’Oex : une franche réussite

C’était le but premier du voyage. Impliqué dans l’organisation du meeting Classics de Temploux, Philippe voulait découvrir l’exposition de Château-d’Oex. Ils sont partis à cinq avec Jonas (l’un des quatre enfants de Philippe), Sébastien (le Président du club Coxa Nostra qui organise le meeting de Temploux), sa compagne Coralie et Laure, l’une des jeunes recrues du club.

« Cette exposition est absolument superbe », raconte Philippe. « Le cadre, au milieu des montagnes, lui donne un côté majestueux et très convivial. Il y a environ 700 participants venant de Suisse, de France, mais aussi d’Italie, d’Allemagne ou encore de Belgique. Les Volkswagen refroidies par air sont évidemment majoritaires et on y a vu de très belles voitures. Anecdote amusante, il y avait aussi un T2 transformé et désormais équipé d’un moteur électrique ! »

Ce genre de concentration permet bien sûr d’admirer les véhicules exposés, mais aussi de partager sa passion pour Volkswagen et son histoire. « L’ambiance est vraiment bon enfant et nous avons parlé avec de nombreux participants venant exposer leur Oldtimer », s’amuse Philippe. « « C’est agréable de partager et d’échanger ses connaissances avec des gens passionnés par la même chose que vous. Cela m’a aussi rappelé des souvenirs d’enfance, quand j’allais camper avec mes parents, dans notre T3 Joker. En entendant le bruit du moteur Flat-4 d’un T2 Westfalia, je me suis replongé dans l’ambiance d’un camping des années ’80. Franchement, je conseille largement cette visite, le top étant de venir quelques jours en plus pour visiter la région, qui est superbe ! »

L’ID. Buzz Ququq : un confort insoupçonné

Sur place, Philippe et son fils Jonas ont dormi dans l’ID. Buzz Ququq, soit la version équipée d’un kit camping. « Le kit Ququq est un bloc qui s’installe dans le coffre et qui permet de déplier un matelas pour faire un lit. En outre, il contient un bloc cuisine avec deux becs de gaz pour chauffer ou réchauffer », explique Philippe. « Nous avons fait le voyage à cinq de manière très confortable avec nos bagages et deux tentes pour les trois personnes qui nous accompagnaient. Arrivés sur place, nous avons, mon fils et moi, passé deux nuits dans l’ID. Buzz Ququq et j’ai été sincèrement bluffé par la qualité du lit ! C’était beaucoup plus confortable que ce que j’avais imaginé au départ. Pour cuisiner ou réchauffer, on peut se mettre à l’abri sous le hayon arrière. Évidemment, l’ID. Buzz Ququq n’est pas un California et ne propose par toutes les options d’un California, comme par exemple des fenêtres occultées, mais ce fut malgré tout une très belle expérience. Et puis, c’était amusant de voir les gens qui venaient voir notre ID. Buzz Ququq dans le camping, comme quand moi, petit, j’allais voir les nouveaux campers Volkswagen quand nous étions en vacances avec mes parents. »

Le voyage en ID. Buzz

On peut être passionné par les Volkswagen anciennes et ne pas rejeter la voiture électrique pour autant. C’est clairement le cas de Philippe. « Je pense qu’on doit évoluer vers une énergie moins polluante et j’adore la mobilité électrique », affirme-t-il d’emblée. « Pas que pour la voiture d’ailleurs ! Quand tu prends le métro et que tu analyses son fonctionnement, tu remarques tout de suite le potentiel d’un moteur électrique par rapport à un moteur thermique. Avez-vous déjà remarqué comment un métro accélère ? Aucun moteur thermique ne pourrait déplacer une masse aussi importante avec une telle efficacité ! »

Mais revenons à l’automobile et à ce voyage vers la Suisse. Entre la région namuroise et Château-d’Oex, il y a plus de 750 km. Ce qui peut sembler être un long trajet à effectuer avec un véhicule électrique. « Honnêtement, j’avais tout de même une petite appréhension », avoue Philippe. « Je roule tous les jours avec une ID. 3 et j’ai déjà plus de 9.000 km au compteur, mais je n’ai jamais effectué un long trajet imposant de recharger le véhicule sur la route. Conseillé par un ami qui a une voiture électrique, j’avais repéré trois points de recharge sur le parcours avec chaque fois 200 à 220 km entre eux. Nous n’avons jamais stressé car l’autonomie était largement suffisante et une courte pause suffisait à recharger le véhicule pour la suite du trajet. »

Dans sa volonté de partager son expérience, Philippe ne fut pas le seul à en prendre le volant. « J’ai en effet demandé à mon ami Sébastien de conduire un peu », sourit-il. « Clairement, il est de base très sceptique sur la voiture électrique. Je pense pourtant qu’il a été séduit par la facilité de conduite et le confort de l’ID. Buzz, qui est particulièrement impressionnant d’ailleurs. Il m’a avoué que, quand on retire le stress des recharges avec un réseau qui doit encore se développer, ce minibus électrique a bien des avantages. Malgré les cinq passagers et le poids de tous nos bagages, nous avons consommé moins que la norme WLTP annoncée, preuve que les chiffres de consommation donnés par le constructeur sont tout à fait réalistes. Avec le développement du réseau de recharge et notamment des Super Chargers, les inconvénients liés à la voiture électrique seront bientôt moins importants que ses avantages, même sur un long trajet. Ce qui ne m’empêchera pas de continuer à rester fan des Volkswagen Classics. »

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