Antoine Dechamps et Raquel Gonzalo: « Prouver que voyager en voiture électrique est possible »

Publié le 13 mars 2022

Un voyage de 1000 kilomètres en voiture électrique ? Certains diront que c’est impossible et que vous êtes fous. D’autres, comme Antoine Dechamps et sa compagne Raquel Gonzalo ont préféré foncer pour se faire leur propre idée. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’ils ne sont pas rentrés déçus de leur périple en Volkswagen ID.3 !

Si elles se multiplient sur nos routes, les voitures électriques font encore l’objet de nombreuses questions. Parmi ces interrogations, la capacité à effectuer un trajet longue distance sans stress arrive rapidement sur la table. Alors, plutôt que tenter de répondre à coup de suppositions et données très théoriques, Antoine Dechamps a décidé de plonger dans le vif du sujet en se rendant en Espagne avec la Volkswagen ID.3 !

« Avec ma compagne Raquel, nous nous sommes effectivement engagés à l’EcoRallye de la Comunitat Valenciana. L’épreuve espagnole était la première manche de la FIA eco Rally Cup, le championnat reconnu par la Fédération Internationale de l’Automobile », explique cet ingénieur de formation et ancien porte-parole d’Electrabel. « Nous avons donc décidé de rallier Valence, le centre de l’épreuve, avec notre ID.3 « de rallye » soutenue par le Belgian VW Club au départ de notre maison de Nil-Saint-Vincent-Saint-Martin ». Entre le mardi 1er et le lundi 7 mars, rallye et trajets aller et retour compris, Antoine et Raquel ont ainsi parcouru pas moins de 3677 kilomètres !

« Le tout à une vitesse moyenne de 81km/h, une consommation moyenne de 18,9kW/h et sans jamais dépasser les 120km/h sur autoroute », détaille Antoine. « Sur le retour, nous avons effectué le tronçon de 1000km entre Sète, en France, et notre maison en 12h30. Pauses comprises. Soit un temps tout à fait comparable à ce même trajet effectué avec une voiture thermique. »

Et les recharges dans tout cela ? « Nous les avons effectuées durant nos pauses de trente minutes tous les 200km », explique Antoine. « Etant donné que la vitesse de charge d’une batterie à la borne décroît en fonction de son niveau de charge, nous essayions de maintenir le niveau d’électricité entre 20% et 70% en permanence dans la voiture. De ce fait, la recharge s’effectuait plus rapidement que si nous devions recharger de 40 à 100%. »

« J’ai vraiment été surprise », enchaîne Raquel. « Lors d’un de nos arrêts, je serais volontiers restée quelques minutes de plus, mais la voiture était déjà prête à repartir ! » Indispensables, ces pauses sont également un bienfait pour le conducteur du véhicule : « lorsque vous roulez avec une voiture thermique sur de longues distances, on vous conseille également de vous arrêter régulièrement pour une question de sécurité », ajoute Antoine. « Dans ce cas, vous mettez juste charger votre voiture pendant que vous vous détendez. C’est aussi simple que cela et ne vous demande pas d’effort supplémentaire. Le seul vrai effort que demande un voyage en voiture électrique, c’est de savoir où vous allez recharger la voiture. Mais grâce aux nombreuses applications qui existent aujourd’hui, comme celle proposée par EDI notamment, cela en devient presqu’un jeu d’enfant. En ce qui concerne les bornes, le réseau se développe de façon impressionnante. Attention toutefois à prévoir son coup et éviter les jours de grande affluence, auquel cas le temps de trajet sera nettement plus conséquent. Mais cela vaut aussi pour les voyages en voiture thermique.  »

Côté confort, Après sa première expérience en tant que copilote en Espagne, Raquel pensait quant à elle revenir complètement lessivée de ce périple… et c’est tout le contraire qui s’est passé ! « Sincèrement, je pense que je ne suis jamais rentrée autant reposée d’un si long voyage en voiture », explique-t’elle. « Nous sommes arrivés comme des fleurs à la maison lundi soir. Et mardi matin, j’étais en pleine forme au travail. Avec mes collègues, nous avions souvent des débats animés autour de la voiture électrique, et nombre d’entre eux étaient sceptiques par rapport au fait de partir en voyage avec un véhicule de ce genre. Et bien, je peux vous assurer que je ne me suis pas gênée pour vanter les mérites de l’ID.3 après cette semaine complète à son bord ! »

« Finalement, notre seul coup de stress de la semaine aura été du côté de Narbonne où il y avait des bornes dans la direction Sud mais pas dans la direction Nord sur l’autoroute », explique Antoine. « Nous avons donc simplement consulté notre application pour trouver une borne moins rapide à proximité. »

Précurseur de la voiture électrique en Belgique puisqu’il fut un des premiers acheteurs de ce type de véhicule voici neuf ans, Antoine Dechamps avait à coeur de prouver que le voyage sur de longues distances était possible à bord de la Volkswagen ID.3. En préparant un minimum son itinéraire et en gérant l’énergie de façon optimale, l’ingénieur brabançon et sa copilote sur la route comme dans la vie de tous les jours ont montré que c’est possible, et ils sont plus que jamais impatients de remettre le couvert !

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