Le Volkswagen California, ou la liberté revisitée !

Publié le 01 janvier 2020

« Ma voiture, ma liberté. » Malgré l’évolution de la société, ce slogan des années ’60 et ’70 n’est certainement pas mort. Il se décline aujourd’hui en diverses variantes dont une qu’il me tardait d’essayer : « Mon van, c’est ma liberté. »

Ayant déjà une cote à la hausse depuis quelques années, la « Van Life » a littéralement explosé depuis l’apparition d’une crise sanitaire ayant changé à jamais la face du monde. La « Van Life » ? Qu’est-ce que c’est ? Eh bien c’est loger dans le van avec lequel vous vous déplacez. Pas d’hôtel, tout se fait dans le noyau familial. Certains pourraient comparer cela à un camping car, mais un ami me confie qu’il y a des subtilités. Très bien, j’adore les nouvelles expériences et je ne demande qu’à voir ! 

En ce long week-end de juillet, j’embarque donc femme et enfants dans un magnifique Volkswagen California Ocean, connu aussi sous l’appellation T6.1. Pendant quelques jours, nous allons vivre la « Van Life » en dormant à bord de notre « camper » (l’apprentissage d’un nouveau vocabulaire se fait très vite, vous verrez). 

À vrai dire, entre les enfants séduits par l’idée de dormir dans « ce toit qui s’ouvre » et les parents en quête de nouvelles aventures, je ne sais pas qui est le plus excité au moment de mettre le cap vers le nord de la Belgique. Pour découvrir au mieux les qualités du California, nous avons choisi de varier le programme avec une visite de la ville de Gand, un séjour à la mer puis un passage par un parc d’attraction à Ypres. 

Étant totalement novices dans le domaine, nous choisissons de ne pas dormir n’importe où et de louer un emplacement dans un des campings de la région. Les vrais amateurs de la « Van Life » ne manqueront pas de sourire en se disant que nous n’avons pas été au bout du filon de bonheur en stock que constitue le fait de loger dans des lieux non-aménagés… Certes, mais il ne faut pas oublier que le California, contrairement à son grand frère GrandCalifornia, n’a ni douche ni toilettes. Avec deux enfants, ça compte…

En route

Par chance, le soleil est de la partie au moment de prendre la route. Les conditions sont optimales… et le voyage terriblement confortable. Jamais je n’avais imaginé que ce California se fonderait aussi facilement dans la circulation ! Sa taille limitée, surtout par rapport à un camping car traditionnel, en fait un maître atout pour ceux qui aiment passer partout. Les reprises du moteur 2.0 TDI de 204 chevaux permettent d’accélérer pour se glisser aisément sur la troisième bande de l’autoroute, la ville ne lui fait pas peur, sa taille permet d’accéder aux parkings souterrains, ses qualités routières se remarquent sur les petits chemins de campagne, la boîte de vitesses DSG est un modèle du genre… Je suis très agréablement surpris ! 

Après une visite de Gand via une petite balade en bateau sur les canaux, cap vers le premier camping pour enfin dormir dans cette maison roulante. L’ouverture du toit est tellement facile que c’est mon fils de 9 ans qui, après avoir bien écouté les consignes, s’en charge. Normal, c’est lui qui dormira en haut avec son petit frère ! 

Pour les parents, on aménage l’espace du bas. En deux tours de main, la banquette se déplace, se couche, un fin matelas se déplie depuis le coffre et… c’est un lit bien plus spacieux et confortable qu’imaginé qui s’offre à nous. Il a fallu moins de 10 minutes pour transformer notre véhicule en un logement pour quatre personnes. Avec un peu d’entrainement, on gagnera encore un peu de temps les prochains jours. La journée a été longue et bien chargée, la nuit sera belle…

Pensé pour la facilité 

Ce qui frappe avec ce Volkswagen California, c’est la manière dont tout a été pensé pour exploiter l’espace. La table extérieure est en réalité le panneau de la porte coulissante latérale, les sièges se glissent dans la porte du coffre, la tablette intérieure se replie en quelques instants,… Les espaces de rangement sont certes limités, mais bien pratiques. Comme dans tout nouveau logement, il faut un peu trouver ses marques et ses habitudes. Mais cela vient vite. Très vite.

Une journée à la mer plus tard, la petite douchette à l’arrière est bien utile pour se rincer les pieds et éviter d’emmener du sable à l’intérieur. Ce soir, c’est la partie cuisine que nous voulons expérimenter. Avec deux zones de cuisson, pas question de se lancer dans la préparation d’un réveillon pour 20 personnes ! Mais pour faire cuire des pâtes et réchauffer une sauce bolognaise, c’est largement suffisant. Vous n’imaginez d’ailleurs pas comme cette assiette en famille, dans un champ récemment fauché jouxtant un camping du Westhoek, a eu une saveur particulière. Loin des tables de restaurant et des hôtels que mon statut d’éternel voyageur m’impose, le calme du moment a presque quelque chose de magique.

Entre activités et nuitées dans le California, les journées s’enchaînent et le plaisir n’en est que plus grand. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons chez des amis et la soirée s’éternise. Encore une heure de route ? Et si on la faisait demain ? Pas de problème ! Une place bien à plat est trouvée pour garer le California. Les enfants préparent les couchages. Cinq minutes plus tard, tout le monde est au lit. Et si c’était ça le luxe ? 

Lundi matin. De retour au boulot. Nous avons tous un goût de trop peu. Grâce au jour férié du 21 juillet, il nous reste deux soirées avant de rendre le California à son propriétaire. « Les garçons, ça vous dit d’aller dormir près d’un lac ? » La réponse est tellement enthousiaste que le départ est immédiat. Après la ville et la mer, nous voici dans les Ardennes françaises, à 20 minutes de la maison, histoire d’expérimenter aussi le côté nature. On pousse le bouchon jusqu’à organiser un petit barbecue avec quelques membres de la famille qui nous rejoignent. Le petit frigo a fait son job : les viandes sont conservées et les boissons sont fraîches. Que vouloir de plus ? 

Comme les jours précédents, l’emplacement de camping (comptez une trentaine d’euros) permet de contrer le seul défaut que nous avons trouvé à ce California, l’absence de toilettes et d’une douche. Sans les enfants, nous aurions peut-être poussé l’expérience du camping sauvage un peu plus loin. À ce titre, de nombreuses possibilités existent et des sites internet ou des applications (comme park4night, par exemple) permettent aux adeptes du genre de partager leurs expériences et les endroits adaptés. Avec ou sans toilettes, il vous suffit de filtrer les endroits selon vos préférences. En ce qui nous concerne, l’expérience ultime d’une nuit en pleine nature ne sera pas pour cette fois. Mais nous espérons que ce n’est que partie remise. Les possibilités semblent presque infinies et cette première expérience nous a mis l’eau à la bouche. Avec cette question lancinante qui revient : et si c’était ça la liberté ?

 

 

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