Depuis 1950, sa bouille sympa a marquĂ© plusieurs gĂ©nĂ©rations. UtilisĂ© en tant que vĂ©hicule utilitaire, en guise de minibus pour le transport de passagers ou en camping-car, le Volkswagen Combi a traversĂ© les dĂ©cennies. Aujourd’hui encore, il occupe une place de choix dans toutes les rĂ©unions d’oldtimers Volkswagen. Devenir le propriĂ©taire d’un Combi – en particulier Type 1 ou Type 2 – est un rĂŞve qui n’est pas toujours possible, tant pour des raisons financières que pratiques. Par contre, prendre le volant d’un Combi et vivre pleinement l’expĂ©rience d’une balade Ă son bord est plus accessible que vous ne pourriez l’imaginer !Â
Cela fait déjà neuf ans que Pieter van Cleemputte propose de partager sa passion pour le « Minibus », comme on l’appelle souvent. « Après avoir restauré un Combi Pickup, j’ai acheté un T2 Camper à quelqu’un qui le louait et qui avait créé le site internet Hippiebus. Comme j’avais déjà cette idée depuis un petit temps, ça avait un sens de reprendre son site et les locations qu’il avait déjà pour les semaines suivantes et c’est ainsi que j’ai commencé moi-même la location de mes Combis », explique ce père de famille de 38 ans. « Aujourd’hui, c’est devenu mon travail à temps plein. J’ai restauré pas moins de huit Volkswagen Combis – quatre Campers Type 2, un Pickup T2, un Samba Type 1 et un Minibus T1 de sept places – que je loue pour un jour, un week-end ou une semaine. »
Sur les traces du grand-père
La passion de Pieter van Cleemputte remonte à son enfance. « J’habite à Assenede, au nord de Gand », raconte-t-il. « Ma famille a toujours vécu là . De 1953 à 1979, mon grand-père, qui était marchand de poisson, a toujours eu un Combi avec lequel il faisait sa tournée. Dans la famille, nous sommes donc très attachés à ce modèle. »
Après des études en marketing, Pieter créée une société dans l’audiovisuel et le développement multimédia. Mais la mécanique automobile le passionne et c’est ainsi qu’il commence à restaurer divers véhicules historiques : une MG, puis une Mini destinée à la compétition sur circuit. « Rouler dans une ancêtre, c’est une autre manière de voir le temps », dit-il. « Souvent, on est moins pressé, c’est un moment de détente et de plaisir différent. Nombreux sont ceux qui aiment les oldtimers et la nostalgie qui les accompagne, mais il n’est pas facile de posséder une ancêtre : l’entretien, l’espace nécessaire, les assurances, les normes anti-pollution dans certaines villes… Avec Hippiebus, je veux proposer une expérience unique. »
Balade ou camping
Entre la journée de balade ou le week-end en famille dans un Camper, les opportunités ne manquent pas. D’autant que, dans le contexte de la pandémie actuelle, il est évident que ce type de vacances a la cote. « Il y a beaucoup d’intérêt pour des courts séjours en Belgique, mais aussi – dès que les frontières seront de nouveau ouvertes pour les vacanciers – pour la Zélande, aux Pays-Bas, ou le nord de la France, notamment la région du Cap Blanc Nez et du Cap Gris Nez », confirme notre interlocuteur.
Actuellement, ce sont huit Combis que Pieter van Cleemputte propose à la location, mais il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Restaurer des ancêtres est une vraie passion », sourit-il. « Mais ça demande beaucoup de travail. Je fais tout : la mécanique, l’électricité, les soudures, la carrosserie… J’aime que tout soit parfait, pratiquement comme s’ils sortaient du show-room. Certains Combis que j’ai achetés étaient en meilleur état que d’autres et je ne les ai pas tous restaurés intégralement, mais je dirais qu’il faut compter environ 2.000 heures pour une restauration complète. Comme je dois aussi entretenir ceux qui roulent déjà , cela représente un an, voire 18 mois de boulot par Combi. »
Des Combis choyés
Avec dix à vingt mille kilomètres avalés par an, les Combis doivent être choyés. « Après chaque location, je vérifie tout », poursuit le propriétaire de Hippiebus. « Ça me prend beaucoup de temps, mais la fiabilité est essentielle dans mon entreprise, tant pour mes clients que pour moi ! En huit ans, je pense que je n’ai dû faire qu’un seul dépannage. Et encore, c’était après de très longs trajets sur autoroute, ce qui n’est pas l’idéal pour ce type de véhicule qui plafonne à 90 km/h. Le but, c’est évidemment de pouvoir profiter de plus petites routes et des charmes de la campagne. C’est aussi pour ça que j’ai créé des Roadbooks avec GPS pour encourager ceux qui louent un de mes Combis à sortir des sentiers battus et leur indiquer aussi quelques points d’intérêt. »
Ă€ partir de 180 euros HTVA, vous pouvez partir pour une journĂ©e (100 km maximum) avec un Volkswagen Type 2 parfaitement restaurĂ©. Si vous ĂŞtes plutĂ´t Ă la recherche d’un sĂ©jour original, vous pouvez envisager un week-end dans un Camper (2 nuits et 500 km de roulage maximum) Ă partir de 295 euros HTVA, selon la pĂ©riode de l’annĂ©e et le modèle que vous souhaitez louer. Si vous restez dans un rayon de 250 km autour de Assenede, lĂ oĂą est situĂ© le garage de Pieter, vous pouvez presque aller jusqu’à Amsterdam, Reims ou la cĂ´te d’Opale.Â
« Le but n’est pas de faire de longues distances, mais bien de découvrir des régions proches de chez nous », explique Pieter. Différentes formules de location existent, selon vos envies et votre budget. Dans tous les cas, soyez sûrs d’une chose : avec Pieter, vous rencontrerez un vrai passionné adorant partager son amour des Volkswagen Combis. « J’ai en effet la grande chance d’avoir fait de ma passion mon métier », conclut-il. « Que demander de plus ? »
Vous pouvez trouver plus d’infos sur Pieter et ses Combis sur www.hippiebus.be.Â