La Golf GTI Clubsport était, jusqu’à la présentation de la dernière GTI EDITION 50, la Golf GTI la plus performante de l’histoire. Comment faire passer 300 chevaux sur les seules roues avant ? Voilà l’essai sans concession d’un modèle s’inscrivant pleinement dans l’héritage de 50 ans de GTI !
Il y a des voitures qui ont ce petit truc en plus. Ce « je ne sais quoi » qui fait battre le cœur un peu plus vite, qui donne les mains moites et provoque instantanément un sourire. Au moment d’en prendre possession pour une semaine, c’est exactement l’effet que me fait la Golf GTI Clubsport. L’année du 50e anniversaire de la première Golf GTI, partir à la rencontre du mythe ne se refuse pas !
Sans être extrême dans son apparence, la GTI Clubsport affiche une série de détails — qui n’en sont pas vraiment — révélant son caractère résolument sportif. La double sortie d’échappement, l’aileron arrière spécifique, les énormes disques de frein, le diffuseur, les éléments aérodynamiques à l’avant… Tout est là , subtilement intégré, sans jamais tomber dans la caricature. Une sportivité assumée, mais avec élégance.

Je m’installe derrière le volant et mon rythme cardiaque s’accélère encore. Les sièges enveloppants, les touches de rouge disséminées dans l’habitacle et le logo GTI rappellent immédiatement que cette version Clubsport n’est pas une voiture comme les autres. Je presse le bouton « Engine Start » et tout s’éveille. Le quatre-cylindres turbo se manifeste par une délicieuse sonorité. Je passe en mode « Drive » sur la console centrale, j’accélère progressivement et le ronronnement du moteur me donne le frisson. Je le sens déjà : la semaine sera belle !
La puissance n’est rien sans contrôle
Sous le capot, la GTI Clubsport abrite une évolution très bien aboutie du 2.0 TSI. Avec ses 300 chevaux et son couple généreux disponible très tôt, le moteur séduit. Même à bas régime, la poussée est franche, immédiate. Quand on monte dans les tours, le paysage défile de plus en plus vite alors que la boîte de vitesses DSG enchaîne les sept rapports avec une fluidité irréprochable.

Si j’ai toujours bien aimé une voiture qui a du répondant lorsque l’on appuie sur l’accélérateur, je suis encore plus attaché au comportement du châssis. Ça tombe bien, c’est justement sur ce point que la première Golf GTI avait le plus marqué les esprits en 1976 !
Je quitte donc l’autoroute et je cherche des routes plus sinueuses pour mettre sa descendante à l’épreuve. Je passe en profil « Sport » sur la console centrale et j’ai l’impression de réveiller la bête. La réponse de l’accélérateur s’aiguise, les suspensions se durcissent et la GTI Clubsport se transforme.
Plaisir de conduite
La direction m’impressionne d’emblée par sa précision chirurgicale. Avec son différentiel avant piloté électroniquement, la Golf GTI Clubsport se place là où je le souhaite en entrée de courbe. Tout semble instinctif, facile.
Même en augmentant le rythme, les trajectoires sont tendues et l’efficacité du train avant est bluffante. Sur routes humides ou grasses, en plein hiver, la motricité est rarement prise en défaut. Carrefour gauche sur une route bombée recouverte de boue. Je cherche à provoquer un énorme patinage en accélérant franchement. Raté ! La voiture me propulse vers l'avant alors que les remontées d’informations dans le volant me font penser au différentiel autobloquant d’une voiture de course cherchant sans cesse l’adhérence. Impressionnant !
Ce différentiel piloté électroniquement est tout aussi efficace en courbe. En transmettant plus de puissance sur la roue extérieure, il m’aide à ramener la voiture vers l’intérieur au moment où je reprends les gaz, comme si j’étais aspiré par la corde. Le DCC (Dynamic Chassis Control) participe aussi à cette sensation en s’adaptant constamment à l’état de route et aux informations transmises par le conducteur, c’est-à -dire l’angle du volant ou la pression sur les pédales d’accélérateur et de freins. Dès lors, le châssis vire à plat pendant que l’arrière se cale « juste comme il faut ». Prévisible, la Golf GTI Clubsport procure alors un plaisir de conduite total.

Le freinage est à la hauteur, lui aussi. Endurant, terriblement puissant et procurant un excellent ressenti à la pédale, il inspire confiance. Les décélérations sont franches et il faut vraiment aller très loin avant de sentir l’intervention de l’ABS.
Amusante et polyvalente
Le test sur route sinueuse est amplement réussi, mais il est temps revenir en mode père de famille. À ce titre, il faut souligner à quel point les différents profils de conduite transforment réellement la personnalité de la GTI Clubsport. En mode Eco ou Comfort, elle se montre étonnamment docile et « facile à vivre ». Soyons honnête, la suspension est plus ferme qu’une voiture standard et encaisse moins bien les chocs que le SUV familial que j’utilise au quotidien. C’est logique, et c’est le prix à payer pour ce niveau de précision et de dynamisme. Il n’empêche que l’équilibre est remarquable et parfaitement acceptable au quotidien.
La modernité a aussi ses avantages. Sur autoroute, les aides à la conduite – comme le régulateur de vitesse adaptatif et le Travel assist – rendent les longs trajets moins fatigants. Et même si ce n’était pas le but premier de cet essai, le système d’infotainment est ce qui se fait de mieux dans l’univers Volkswagen.
Entre compacte polyvalente et sportive terriblement attachante, la Golf GTI Clubsport reste ainsi fidèle à l’ADN qui fait le succès de la gamme GTI depuis plus de cinquante ans. Attention, voilà encore un modèle qui s’adresse exclusivement à ceux qui aiment vraiment conduire !
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| Critères | Golf GTI | Golf GTI Clubsport | Golf GTI EDITION 50 |
|---|---|---|---|
| Puissance moteur | 195 kW (265 ch) – 2.0 TSI EA888 evo4, 370 Nm. | 221 kW (300 ch) – 2.0 TSI EA888 evo4, 400 Nm. | 239 kW (325 ch) – 2.0 TSI EA888 evo4, 420 Nm |
| 0–100 km/h | 5,9 s. | 5,6 s. | 5,3 s. |
| Vitesse maximale | 250 km/h (limitée électroniquement). | 250 km/h (267 km/h avec pack Performance). | 270 km/h (limitée électroniquement) |
| Boîte / transmission | DSG 7 rapports, traction avant, différentiel avant piloté. | DSG 7 rapports, traction avant, différentiel avant piloté à calibration plus radicale. | DSG 7 rapports, traction avant, différentiel avant piloté spécifique EDITION 50. |
| Châssis de base | Train sport GTI, MacPherson AV et multibras AR, DCC en option. | Train sport GTI affûté, freins 18", DCC en option. Châssis abaissé (-15 mm vs GTI), |
DCC sport de série, même base de trains roulants mais réglage spécifique. Châssis abaissé avec l’option Pack Performance (-5 mm vs Clubsport et -20 mm vs GTI). |
| Design avant | Bouclier GTI | Bouclier plus agressif avec “wings” plus grands en noir brillant, entrée d’air élargie, look plus “piste”. | Bouclier type Clubsport, signatures “GTI 50” |
| Design arrière | Petit spoiler de toit fermé | Grand spoiler ajouré pour plus d’appui | Spoiler de toit avec marquage GTI 50 |
| Jantes de série | 17" Richmond. | 18" Richmond diamantées. | 19" Queenstown noires diamantées avec vernis rouge et cabochon GTI fixe. |
| Caractère châssis | GTI polyvalente, compromis route/efficacité, direction progressive revue. | Version plus radicale, calibrée pour usage circuit (mode Special, freinage plus costaud). | Plus extrême en pack Performance (carrossage accru, abaissement total –20 mm, semi‑slicks, poids réduit de 25 kg environ). |