En 2022, la VW Fun Cup fĂŞtera ses 25 ans d’existence. Un quart de siècle d’une formule monotype, c’est du jamais vu en Belgique ! Au fil des annĂ©es, la VW Fun Cup a toutefois dĂ» Ă©voluer et ce sont dĂ©sormais des Evo3 qui jouent la victoire, ces bolides au look de Coccinelle Ă©tant propulsĂ©s par un moteur de 2 litres de cylindrĂ©e. Celui-ci dĂ©veloppe environ 175 chevaux et la transmission se fait par une boĂ®te de vitesses sĂ©quentielle avec palettes au volant, de quoi faire de la VW Fun Cup Evo3 une voiture de course très moderne.Â
Â
Mais en VW Fun Cup comme dans le monde actuel, un peu de nostalgie ne fait jamais de mal. Ainsi, des fans des première heures de la discipline ont voulu ressortir des garages les voitures de la première gĂ©nĂ©ration, celles que l’on appelle aujourd’hui les VW Fun Cup Evo1 ou les… Vintage !Â
Â
En collaboration avec le promoteur du championnat, Kronos Events, Éric de Hoe a lancĂ© le projet « Go to 25 » Ă l’attention des propriĂ©taires de ces Vintage. Objectif pratiquement avoué : avoir 25 « Fun » de la première gĂ©nĂ©ration au dĂ©part des Hankook 25 Hours VW Fun Cup pour fĂŞter les 25 ans de la toute première course de la sĂ©rie, organisĂ©e Ă Chimay le 5 juillet 1997.Â
Â
« La VW Fun Cup originale a toujours eu une place particulière dans mon cœur », me confie Éric. « Avec ses 130 chevaux, ses 730 kg et sa boîte de vitesses en H, elle est pour moi la Fun Cup à l’état pur. Le rapport coût/plaisir de cette Fun Cup est très avantageux. D’ailleurs, je voudrais que tu en essaies une pour t’en rendre compte toi-même ! »
Â
Il ne faut pas me le proposer deux fois. J’ai eu la chance de faire pas mal de tours du Circuit Jules Tacheny de Mettet au volant d’une VW Fun Cup Evo 3. Tant mieux, cela me donnera des repères assez rĂ©cents pour bien jauger son ancĂŞtre rĂ©pondant au doux nom de Vintage !Â
Â
En plus de la diffĂ©rence de puissance (environ 40 chevaux), je m’attends Ă ce que le plus gros changement soit la boĂ®te de vitesses. Pas de palettes derrière le volant cette fois, ni mĂŞme de levier sĂ©quentiel que l’on tire (pour monter les rapports) ou que l’on pousse (pour les descendre). Le levier de la boĂ®te de vitesses en H a un dĂ©licieux cĂ´tĂ© Ă l’ancienne et il impose bien Ă©videmment l’utilisation de l’embrayage lorsque l’on change de rapport de boĂ®te. On oublie donc le freinage au pied gauche (pour ceux qui le pratiquent) et on retrouve des sensations oubliĂ©es avec le pied droit passant rapidement de l’accĂ©lĂ©rateur Ă la pĂ©dale de frein, et inversement.Â
Â
L’autre grand changement, c’est l’absence de direction assistée. À basse vitesse, c’est très marqué. Quand le rythme augmente, les efforts physiques à fournir sont moins importants et on se surprend à apprécier de ressentir avec plus d’intensité les réactions de la voiture. Bon, il faut être bien entraîné pour espérer faire un triple relais aux 25 Heures, mais ce n’est en rien un obstacle insurmontable au plaisir de conduite.
Â
Or, du plaisir, on en prend un maximum ! Les qualitĂ©s de la VW Fun Cup que l’on connait aujourd’hui Ă©taient dĂ©jĂ lĂ en 1997 avec un châssis tubulaire qui assure la rigiditĂ© de la voiture. Comme les derniers modèles, les anciennes Fun Cup sont joueuses et prĂ©venantes. PoussĂ©e Ă la limite de l’adhĂ©rence, la voiture rĂ©agit comme on l’entend et on repense Ă ce que nous disent parfois les pilotes : « Une VW Fun Cup, c’est comme un gros kart. » Certes, avec le maniement de la boĂ®te de vitesses, il y a plus de travail derrière le volant qu’avec une Evo3 dotĂ©e des palettes, mais ces Evo1 restent assez faciles Ă prendre en mains.Â
Â
Ça tombe bien ! Car cette nouvelle catégorie Vintage vise les nostalgiques, mais aussi ceux qui voudraient faire leurs débuts en VW Fun Cup. « Rouler en Evo1 coûte un peu moins cher », confirme Éric de Hoe. « Alors certes, nous ne sommes pas aussi rapides que les Evo3 qui jouent la victoire au classement général, mais nous pouvons nous livrer à une course dans la course où l’on prend énormément de plaisir ! L’esprit de la catégorie Vintage, c’est aussi de replonger dans le passé avec des structures plus petites. Nous transportons les voitures sur des remorques et nous mettons un point d’honneur à partager un barbecue le soir, à la bonne franquette. Parce que, et j’insiste, l’esprit de la Fun Cup originelle c’était aussi ça : faire la course sans se prendre au sérieux. L’évolution du sport automobile en Belgique a aujourd’hui fait de la VW Fun Cup l’une des formules les plus en vue, et c’est très bien comme ça. Mais il y a clairement de la place aussi pour une approche plus typée « amateur », dans le meilleur sens du terme, et c’est cela que nous voulons proposer. »
Â
Manifestement, le concept plait et le nombre de Vintage a régulièrement augmenté au cours de la saison 2021. « C’est une super chouette voiture », nous confirme Patrice Trenchant, qui nous a fait le plaisir de nous faire essayer sa #40 aux couleurs mythiques d’un pétrolier bien connu en sport auto. « Avant, je faisais des Track Days avec des GT de route. Au final, ça me coûtait bien plus cher, notamment à cause des pneus et des frais d’entretien. Ici, je m’amuse bien mieux et j’ai moins peur de l’abimer qu’une voiture de route car je sais que ça se répare plus facilement. Et en plus, je peux faire des courses officielles en rejoignant les copains. Cette Fun Cup est aussi idéale pour faire débuter mon fils. »
Â
Rendez-vous Ă Mettet pour l’ouverture du championnat 2022. Ensuite, les courses de la VW Fun Cup s’enchaĂ®neront avec les Hankook 25 Hours VW Fun Cup comme incontestable point d’orgue de la saison. Si le chiffre de 25, lancĂ© en guise de boutade lors du lancement de l’opĂ©ration « Go to 25 », serait absolument remarquable, voir une grosse quinzaine de VW Fun Cup Vintage au dĂ©part des prochaines 25 Heures parait plus que rĂ©aliste. Oui, la nostalgie a encore de l’avenir devant elle !Â